Obama ou la vertu du peuple américain
Un examen d’après la conception Machiavélienne du pouvoir
Par Henock Franklin
Nombreux sont ceux qui attribuent la victoire d’Obama uniquement aux qualités exceptionnelles de cet homme. C’est un Magno, un prince du pouvoir. Certes, Obama est un excellent politique, un grand orateur, un homme qui sait comment prendre le pouvoir. Quand on regarde son parcours depuis sa résidence du Chicago jusqu’à la Maison Blanche, on ne peut rien lui reprocher. Cependant, ce serait dommage d’attribuer sa victoire uniquement à ses capacités exceptionnelles. Je pense qu’il faut prendre également en compte la vertu du peuple américain. C’est un peuple de vertu ! En choisissant Obama pour le diriger, ce peuple a montré ses qualités, il a montré à travers ce choix que l’amour de la liberté est le plus grand bien d’une nation. En élisant Obama, les américains ont témoigné aux yeux du monde de leur profond amour pour la liberté. Ainsi, la victoire de ce nouveau maître de la Maison Blanche est due, à mon avis, à la rencontre des aptitudes extraordinaires de cet homme et de la vertu du peuple américain. Sans les mérites de cet homme et sans la vertu de ce peuple, on n’aurait pas eu le moment Obama aux Etats-Unis ; ce moment, on ne peut plus, historique. Ce n’est pas sans raison quand il dit, Obama : Mon histoire ne serait possible dans aucun autre pays du monde. Ce qui a rendu possible cette histoire, autrement dit, cette victoire, c’est la qualité de cet homme et par dessus tout, l’amour de la liberté du peuple américain. C’est ce que j’ai essayé de montrer dans le texte que je publie et qui s’intitule : Obama ou la vertu du peuple américain. Il s’agit, in fine, d’une analyse à partir des conceptions machiavéliennes du pouvoir.
Note biographique
Je suis Henock Franklin, je suis né dans la ville des Cayes en Haïti, la Ville des philosophes. Je suis un ancien étudiant en philosophie à l’ENS (Ecole Normale Supérieure) de Port-au-Prince où j’ai travaillé aussi comme moniteur de logique et de philosophie en 1998 pour les étudiants de première et de deuxième année de philosophie. Je suis également traducteur du Prince de Machiavel en créole. Je dédie ce texte à la vertu du peuple américain et à la mémoire de mes aïeuls.